• 04/12/2012 : Tignes : 45 personnes évavuées du téléphérique après 7 h d'attente

    Ce samedi 3 décembre 45 skieurs sont restés bloqués dans des télécabines pendant près de 7 heures.

    L'opération d'évacuation s'est achevée autour de 23h15, alors que les deux cabines du téléphérique de la Grande-Motte étaient bloquées depuis 16h30, avec "36 personnes dans la cabine descendante et 5 personnes dans la cabine montante", a déclaré Arnaud Trinquier, directeur de la régie des pistes de Tignes.

    Les skieurs ont été évacués au moyen de cordes, par une trappe située dans le plancher des cabines, qui se trouvaient à "une quarantaine de mètres du sol", a détaillé M. Trinquier.

    La nuit était déjà tombée à l'heure où l'évacuation a débuté, entre 17h00 et 17h30.

    Le froid a prolongé l'opération car "les cordes ont eu tendance à givrer et à geler, et avaient du mal à passer dans les descendeurs" permettant d'assurer la descente des passagers, a poursuivi M. Trinquier.

    Les skieurs, parmi lesquels des enfants "pas en bas âge", ont passé au total "presque sept heures" bloqués dans le téléphérique, a ajouté M. Trinquier, précisant qu'il n'y avait pas de blessé et qu'il n'y avait pas eu de mouvement de panique.

    Samedi soir, la direction de la régie des pistes de la station n'avait pas d'informations précises sur la cause de la panne, mais indiquait que des éléments devraient être communiqués dans les jours à venir.

    Les conditions météo difficiles à Tignes - "mauvaise visibilité, chute de neige, vent et froid" - empêchaient une évacuation par hélicoptère, a précisé M. Trinquier.

    Ce sont les employés de la Société des téléphériques de la Grande-Motte (STGM), ainsi que 7 pisteurs secouristes de la régie des pistes de Tignes qui ont procédé à cette opération d'évacuation, assistés par le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Bourg-Saint-Maurice.

    Source : http://alpes.france3.fr/

     

    45 skieurs sont restés bloqués sept heures, samedi, à 80 mètres du sol, dans le téléphérique, en panne, à Tignes. Un événement exceptionnel ans le monde des remontées mécaniques, les accidents ayant en général lieu à l'embarquement ou au débarquement.

    Que s'est-il passé à Tignes (Savoie)?

    Samedi à 15H45, le cabinier du téléphérique de la Grande-Motte entend un bruit anormal et décide d'arrêter la cabine pour vérifier l'installation. Il remarque que quelques "galets", de petites roues permettant de faire avancer la télécabine, ont déraillé d'un câble porteur.

    Décision est prise d'évacuer les occupants des deux cabines, dont l'une contient 41 passagers, qui doivent être descendus un par un par une corde tendue jusqu'au sol. Une "procédure d'évacuation classique à laquelle les personnels sont entraînés", explique Laurent Reynaud, délégué général de Domaines skiables de France.

    Mais sous l'effet du froid, du vent et de la neige collante, les cordages givrent, compliquant les secours à 3.300 mètres d'altitude. L'évacuation prend fin vers 23H15, après plus de 7 heures passées à 80 mètres du sol.

    La cause de l'incident reste inconnue, les cabines n'ayant pas pu être redescendues dimanche en raison des conditions météo encore difficiles. "Il n'y a jamais eu de risque de déstabilisation de la cabine, ni de mise en danger des personnes", rassure Alain Beaumin, directeur général de la société du téléphérique de la Grande-Motte.

    Ce genre d'incident est-il courant?

    "Une évacuation de ce type est exceptionnelle. Il en arrive une seule sur la durée de vie d'un appareil (30 ans, ndlr)", souligne Daniel Pfeiffer, directeur du Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG), qui dépend du ministère de l'Ecologie. "Les remontées mécaniques sont un des transports les plus sûrs du monde", assure-t-il.

    Sur 600 à 700 millions de passages par an sur les remontées mécaniques, il y a ainsi entre 15 et 20 blessés graves, selon le STRMTG. "L'accident classique, c'est quelqu'un qui tombe à l'embarquement ou au débarquement du télésiège. L'appareil est très rarement en cause", précise M. Pfeiffer.

    Le nombre de tués est encore plus rare. Depuis 2000, on en déplore seulement trois.

    Quels sont les accidents les plus récents et leurs suites?

    Mi-octobre à Flaine (Haute-Savoie), cinq télécabines, sans occupant, se décrochaient lors d'un contrôle des équipements de la station de ski, chutant d'une trentaine de mètres. La cause ayant été identifiée, "une opération de contrôle a été lancée sur toutes les cabines de France", ce genre de modèle étant très courant, indique M. Pfeiffer.

    Le 23 février 2011, à la station de ski de Châtel (Haute-Savoie), un adolescent britannique de 14 ans se retrouvait suspendu au-dessus du vide, accroché par une lanière de son sac à dos à son siège, qui venait de dépasser la station d'arrivée et entamait son retour vers la station de départ. Il décédait 22 jours plus tard. Après ce drame, le Bureau d'enquêtes sur les accidents (BEA) a recommandé la généralisation des dispositifs dits «de non débarquement», prévus pour détecter la présence d'usagers restés sur le télésiège.

    Le 29 novembre 2010, 34 personnes ont été bloquées pendant 3 heures, par -10 °C, dans deux cabines du téléphérique desservant l’Observatoire du Pic du Midi de Bigorre (Hautes-Pyrénées), avant d’être évacuées. Les mâchoires d’un frein du câble porteur s'étaient fermées accidentellement.

    Le 1er mars 2008, un skieur faisait une chute mortelle de 20 mètres depuis une télécabine de Planpraz à Chamonix. La cause de l'accident était imputée au chahut des quatre occupants de la cabine, lié notamment à leur alcoolémie, selon le BEA. Par la suite, «toutes les vitres ont été renforcées pour éviter que ça ne se reproduise», explique M. Pfeiffer.

    Source : http://www.ouest-france.fr

     

    Hier, à 15 h 50, les deux cabines du téléphérique de la Grande Motte, à Tignes, se sont figées. En panne. Avec à leur bord 45 personnes. Cinq skieurs dans la cabine qui redescendait, bloquée en haut du parcours, et 40 dans celle qui montait, arrêtée vers le bas à près de 250 mètres du départ.

    Les passagers, dont une majorité d’hommes (des Français, des Anglais, des Espagnols…) effectuaient l’un des derniers voyages de la journée du téléphérique. Celui-ci permet d’accéder au glacier à 3 456 mètres d’altitude.

    À 21 h 45, il restait encore 24 personnes à évacuer

    Dans l’incapacité de faire redémarrer l’appareil mis en “sécurité", les responsables de la STGM (société du téléphérique de la Grande Motte) ont lancé la procédure d’évacuation. Le personnel de la STGM, du service des pistes et les gendarmes du PGHM (au total une quinzaine de personnes), ont participé à la manœuvre débutée vers 16 heures. À 21 h 45, il restait encore 24 personnes à évacuer.

    Des “secouristes” sont montés jusqu’aux cabines à l’aide de câbles. « Dans celle du haut, nous avons utilisé la technique de la tyrolienne, explique Arnaud Trinquier, directeur des pistes. La zone étant compliquée, nous ne pouvions pas évacuer les personnes verticalement. Contrairement à la cabine du bas. Là, nous avons utilisé un système de cordes. »

    Une fois à bord, après avoir expliqué aux occupants la situation, les secouristes les ont fait sortir, un par un, par le haut de l’appareil avant de les descendre au sol. Une descente impressionnante d’environ quarante mètres dans des conditions météorologiques défavorables : vent, neige et froid. À tel point que les cordes gelaient, ralentissant les opérations de secours et obligeant les responsables à chercher d’autres solutions…

    Les personnes évacuées étaient ensuite emmenées avec des dameuses et des motoneige jusqu’au restaurant d’altitude Le Panoramic, situé à la gare de départ du téléphérique. « Nous leur proposons des boissons chaudes, des encas, assurait, hier à 20 heures, Benoit Galliene de la STGM. Un psychologue est aussi présent. Mais l’évacuation se déroule sans mouvement de panique. Les personnels sont régulièrement entraînés à ce type de manœuvre. »

    Au fur et à mesure de la soirée, une fois réchauffés et remis de leurs émotions, les skieurs pouvaient rejoindre la station par le funiculaire.

    Hier soir, aucune information n’était donnée sur la remise en service du téléphérique de la Grande Motte.

    Sources : http://www.ledauphine.com

     

    En vidéos :

     

      

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    41 passagers d’un téléphérique bloqués pendant 7... par BFMTV

     

    Et un reportage sur France 2 par ici : http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php/?id-video=GREN_1543768_041220111016_F3&ids=GREN_1543768_041220111016_F3&id-categorie=REPORTAGES_INFO


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