Sommets réalisés : Lac des Quirlies (2550 m), Pic de l'Etendard (3464 m) |
Conditions :
-Sentier jusqu'au Lac des Quirlies : Pas de probleme de balisage ! Sentier assez humide et glissant au dessus des deuxièmes ruines suite aux nombreux passages de vettetistes.
-Glacier après le Lac des Quirlies : L'été 2011 risque d'être dur, les glaciers sont déjà bien vulnérables et la neige a bien disparu. Les crevasses sont encore fermées dans ce secteur mais la glace est visible à pas mal d'endroits. Pas de trace à la montée pour rejoindre la voie normale depuis le refuge. Neige portante à la montée assez agréable sauf sur le final où l'on s'enfonce parfois un peu. A la descente ça chauffe vite et la neige se dégrade vite, mais c'est agréable et rapide à descendre ainsi.
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Résumé :
Une première de l'Etendard par cette voie. Après l'avoir réalisé en raquettes, à skis puis en alpinisme par la voie normale du refuge, on décide de changer et d'emprunter cette voie, d'un niveau facile aussi. Solitude absolue, le rapport avec la montagne est total. Très belle montée au lac des Quirlies par le magnifique vallon du plateau d'Emparis. Ensuite la vue depuis le lac est géniale, avec la totalité du plateau d'Emparis, les Aiguilles d'Arves et bien sûr les Ecrins et la belle Meije. Le cadre est bouclé par le magnifique glacier qui ne plonge désormais plus dans le lac avec en toile de fond le Pic Bayle (sommet aussi réalisable depuis le lac). La nuit est superbe, bivouac avec quelques beaux emplacements et du sable, même si le soleil se cache tôt sur cette exposition.
Le réveil est donné à 5 h 15 et nous quittons la tente à 5 h 50 pour nous diriger vers le glacier et les grands éboulis. Nous chaussons les crampons sous le col puis de là, il nous reste une heure pour rejoindre les sommets où la foule habituelle de la voie normale nous rejoint sur les derniers mètres. Mais nous avons le privilège d'arriver les premiers et de le quitter avant. La vue ne change bien sûr jamais depuis ce sommet, elle est tout simplement magnifique et s'étend sur toutes les Alpes, avec une excellente visibilité ce jour-là. Nous attaquons la descente, démontons le bivouac, mangeons un bon bout dans le vallon où la chaleur est bien présente et les randonneurs nombreux et finissons cette longue tirée vers la voiture avec des sacs qui commencent à bien se faire sentir.
Une course facile et superbe, ça fait du bien de réaliser un tel sommet dans un calme quasi-total !
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