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Initiation et découverte la cartographie
Bibliographie :
Bailly A, Gould P, Le pouvoir des cartes (Economica)
Béguin M, Pumain D, La représentation des données géographiques (A Colin)
Bertin J, Sémiologie graphique
Brunet R, La carte mode d’emploi (Fayard Reclus)
Poidevin D, La carte moyen d’action, Guide pratique pour la conception et la réalisation de carte (Ellpses)
Steinberg J, Cartographie, SIG et télédétection (A Colin)
I] La cartographie
La cartographie est « l’art et la science de l’élaboration des cartes », une carte étant « une représentation de la terre ou d’une position d’espace terrestre, quel qu’en soit le support matériel ». Etymologie : Kartès, feuille de papyrus.
Elle a pour but la représentation de la terre sous forme géographique et graphique grâce à la conception, la préparation et la réalisation de cartes.
La cartographie est à la fois :
Deux grandes branches de la cartographie contemporaine :
| Cartographie | ||
| Techniques | Méthodes | |
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Cartographie mathématique Mesurer les dimensions de la terre, et localiser précisément les objets géographique à sa surface. Géodésie, système de projection, géo-référencement, topométrie, topographie, télédétection, photogrammétrie, océanographie … |
Cartographie thématique Décrire et expliquer la répartition spatiale de phénomène géographiques. -Géo-physique (bio-géographie, géomorphologie, pédologie, climatologie …). -Géo-sociale et humaine (démographie, géo-urbaine, rurale, transport …). -Géo économique et statistique (aménagement et urbanisme, histoire). |
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La carte : Définition du comité francais de cartographie (CFC) :
« Représentation géométrique conventionnelle, généralement plane, en positions relatives, de phénomènes concrets ou abstraits, localisables dans l’espace, c’est aussi un document portant cette représentation ou une partie sous forme d’une figure manuscrite, imprimée ou réalisée par tout autre moyens ».
Salitchev : « … Choisi et définis en fonction du but de chaque carte ». Permet également de montrer les variations et les développement de phénomènes dans le temps.
Les 5 principes et éléments clés de la cartographie :
La carte est une représentation :
-Un dessin ( document graphique avec ses propres règles liées à la perception visuelle).
-Plane (implique le passage de la sphère terrestre à un plan : la projection).
-Réduite (il s’agit d’une réduction de la réalité : l’échelle).
-Simplifiée (sa réalisation et le choix des échelles imposent une sélectivité dans les objets représentés : généralisation).
-Conventionnelle (langage dit cartographique qui possède sa propre grammaire afin de transmettre au mieux l’information géographique : la sémiologie).
Par définition, une carte n’est pas objective. L’auteur (ou artiste) créer une image (utilise des techniques et méthodes particulières), il décide de sa propre vision du monde, la carte n’est pas le monde, elle n’est que le regard qu’un homme à un jour posé sur lui).
Les fonctions d’une carte :
-La carte est d’abord produite pour nous repérer et nous guider dans l’espace.
-Comprendre la localisation des lieux
-Comprendre l’organisation de l’espace
-Quantifier et qualifier un phénomène
-Ou d’une autre planète (ex : la lune), ou des cartes imaginaires (ex : carte aux trésors).
La carte est un outil idéologique, politique et de conflits.
« La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre ? ».
La carte : une représentation égocentrique du monde.
III] La sémiologie graphique :
Du « monde réel » à la représentation que le lecteur s’en fait.
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INFORMATION :
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Monde réel ↓ Phénomène observé ↓ Techniques de saisies (codeurs) ↓ Données brutes ou pré-traitées ↓ Techniques cartographiques ↓ Carte ↓ Lecture ↓ Modèle mental du monde réel |
Quelques notions de bases :
-La Généralisation : Opération qui par sélection, schématisation et harmonisation reconstitue sur une carte la réalité de la surface représentée dans ses traits essentiels en fonction :
Le monde ne pouvant être dessiné :
Réduction de la réalité par une échelle (sauf 1.1 qui est la réalité), donc une généralisation est nécessaire, pour le fond de carte et le traitement de l’information.
La généralisation combine les opérations de sélection, de schématisation et d’harmonisation dont les rôles respectifs varient selon le type de carte (carte topographique, thématique), le but de la carte (carte de vulgarisation, scientifique) et l’échelle de publication (format).
1°) La sélection :
C’est le choix des éléments topographiques, administratifs et de données géographiques nécessaires à la constitution du fond de carte. Elle est de l’ordre qualitatif ou/et quantitatif (décider de représenter le réseau hydraulique sur une carte qui va représenter la population des villes, car les fleuves et villes sont un facteur de localisation : opération qualitative ; Ne représenter que les grands fleuves ou rivières dans l’ensemble du réseau hydrographique : opération de sélection quantitative).
Permet de ne retenir que les éléments essentiels et appropriés au thème cartographié et que leur superposition est autorisée par l’échelle de la représentation cartographique.
Permet de réaliser différentes combinaisons afin de réaliser un large panel de carte.
Ex de la carte IGN.
2°) La schématisation :
Opération de simplification. Soit :
-Structurelle : (lorsqu’elle ne porte que sur les tracés, changer le dessin des tracés (ligne de côte, frontière)). Permet d’adapter le niveau du détail à l’échelle de représentation. Elimine les détails inutiles : ainsi moins complexe, et plus simple mais en permettant quand même l’identification des objets représenté.
-Conceptuelle ou par sélection : (lorsqu’elle transforme le mode de représentation et l’implantation pour répondre à un nouveau concept, à un changement du niveau d’observation lié le plus souvent à une réduction d’échelle). Il y a une modification du mode de représentation, souvent entraîne une changement du mode d’implantation graphique : Implantation zonale → Implantation ponctuelle
3°) L’harmonisation :
Mise en cohérence des deux opérations précédentes.
Recherche d’un équilibre entre besoin de simplification et le souci de maintenir une localisation précise des phénomènes et les choix graphiques opérés. Le rapport distance, de surface et de forme, et le positionnement des lieux doit être respecté.
Permet une identification rapide des éléments contenus dans la carte et leur mémorisation au lecteur.
Cinq élément indispensables à l’habillage d’une carte :
Bases de la Sémiologie :
Des variables graphiques et visuelles
Il existe 3 types d’objets permettant de représenter les objets géographiques :
Et 6 variables visuelle possibles à associer afin de construire ou développer une info supplémentaire à la simple localisation des objets :
La taille, la forme, l’orientation, la valeur, le grain, la couleur.
La taille : Changer la longueur, la largeur ou la hauteur donc la superficie du figuré. En implantation ponctuelle, le figuré peut être géométrique ou figuratif. En linéaire, c’est l’épaisseur de la ligne qui varie. En implantation zonale, on peut modifier la taille du figuré ou le nombre de figurés internes (à taille constante). Un nombre de taille sur la carte complique la lecture mais l’information est plus riche.
La forme : Consiste à un changement de la structure interne des figurés surfaciques. La multiplication des formes nuit à la lisibilité de la carte.
L’orientation : Consiste en un changement de l’angle des figuré (surtout aux hachures) et aux figurés ponctuels.
La valeur : C’est le rapport entre la quantité de noir et de blanc sur une surface donnée (mesuré en %). Cette variable visuelle est la plus utilisée parce qu’elle se combine avec la couleur.
On peut faire varier à partir de :
La trame : (structure interne d’un figuré)
La graisse (épaisseur des figurés)
L’écartement (distance entre les éléments de la trame des figurés)
La teinte (ou saturation).
L’œil ne s’accommode que d’un nombre limité de paliers de valeurs (4 en implantation ponctuelle ou linéaire, 8 en implantation zonale).
Le grain (c’est la quantité de taches discernables sur une surface uniforme). En implantation ponctuelle et linéaire (3/4 valeurs / fine ou pas / limité). C’est surtout en implantation zonale que le grain est efficace.
La couleur est aujourd’hui combinée ou non avec la valeur, la variable visuelle la plus utilisée.
Les couleurs ont des influences par notre perception visuelle sur des réactions. Cela rend la conception de la carte plus délicate. Certaines couleurs sont associées des dimensions affectives et des effets. Le rouge par exemple est une couleur chaude, le bleu froid, le blanc léger, le vert acide et rafraîchissant.
Certains codes couleurs sont intégrés inconsciemment (bleu : océan, vert : végétation, brun ou noir : énergies fossiles).
La couleur à le pouvoir différentiel le plus efficace (info qualitative).
Un camaïeu consiste en une variation monochrome efficace (dans une même couleur) de valeur du clair au foncé (rouge très pâle, pâle, vif, …). Il faut respecter l’ordre des couleurs dans l’arc en ciel. Se poser la question de sa reproduction (passage en noir et blanc, il existe des gammes de couleurs qui passent bien en noir et blanc).
Les différents types de variables statistiques pouvant être cartographié :
-Quantitative :
Discret/continu / de stock/échelle de rapport
Ex : 18 enfants dans une classe
Continuité/échelle d'intervalle ou de taux
Ex : Densité de population : 27.34 Habs/km² (nombre décimal).
-Qualitative :
Nominal
Ex : Un gîte d’étape, une église, un hôtel. Objets géographiques distincts.
Ordinal
Ex : Hôtel 1,2,3,4 étoiles, nationale, autoroute. Objets géographiques de même types pouvant être hiérarchisés.
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Quantitatif |
Qualitatif |
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Discret / discontinue
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Continu |
Ordinal |
Nominal |
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La taille à faire varier Zonale : Linéaire : Ponctuel : |
La valeur |
On peut utiliser la valeur et la taille (parfois aussi le grain). Attention avec la taille. |
Forme, orientation, couleur, grain. |
La légende : Elle définit les symboles employés qui sont particulier à la carte (même si certains sont conventionnels).
Elle doit être :
-Exhaustive (tous les signes).
-Fidèle (les signes doivent avoir les même formes, tailles et couleurs).
-Claire
-Organisé (regroupé et hiérarchisé les signes en fonction des phénomènes représentés). En manuel, la légende doit être composée avant la carte.
Il faut privilégier la qualité du message :
3 niveaux de lecture :
-Ou sommes nous ?
-Que se passe t’il à cet endroit, quel phénomène ?
-Comment se réparti spatialement le phénomène étudié ?
Faciliter la mémorisation :
-Analyse et classement des données
-Utilisation des variables visuelle
Clarté du message :
1 carte : 1 message
Il faut d’abord qu’une carte respecte les règles sémiologiques avant d’être belle.
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Quantitatif |
Qualitatif |
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Discret/Discontinu |
Continu |
Ordinal |
Nominal |
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Taille
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+ + |
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- |
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Valeur |
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+ + |
+ + |
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Couleur |
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Avec valeur |
Avec valeur |
+ + |
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Orientation |
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+ |
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Forme |
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+ |
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Grain |
- |
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+ |
+ |
Interdit
Déconseillé -
Bien +
Idéal + +